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James Comey, alors directeur du FBI, a violé les règles de confidentialité du Bureau : rapport de l’Inspecteur général du Département de la Justice, août 2019.

Le 29 août 2019, l’Inspecteur général du Département de la Justice des États-Unis, Michael Horowitz, a remis son rapport d’enquête sur la gestion par l’ancien directeur du FBI, James Comey, des comptes rendus de ses réunions avec réunions avec le président Donald Trump, le chef de cabinet du président, Reince Preibus, et le conseiller en matière de sécurité nationale de l’époque, Michael Flynn.

L’enquête de M. Horowitz portait sur sept mémos datés de la période allant du 6 janvier 2017 au 6 juin 2017, des mémos rédigés par James Comey qui se servait alors des ressources électroniques du FBI afin de consigner les échanges en question.

M. Horowitz conclut dans son rapport que ces mémos étaient des enregistrements officiels du FBI, soumis au contrat d’engagement de Comey auprès du FBI et aux règles du Département de la Justice en matière d’informations confidentielles. Aussi, James Comey a violé ces règles en fournissant ses mémos à un ami, qui lui-même les a fait connaître par un journaliste, au prix d’une divulgation d’informations à la disposition du FBI dans le cadre d’une enquête sensible que menait le Bureau. Et James Comey n’a pas moins méconnu les règles du FBI en fournissant à des avocats un document du FBI contenant lui aussi des informations confidentielles.

L’inspecteur général du Département de la Justice a publié un rapport accablant révélant que l’ancien directeur du FBI, James Comey, avait enfreint la politique du département et son contrat de travail en traitant des informations sensibles dans le cadre de l’enquête sur la Russie.

Le rapport, qui qualifie Comey de « dangereux exemple » pour le FBI, constitue du carburéacteur pour le président Trump et ses alliés déterminés à enquêter de manière agressive sur la conduite de la communauté du renseignement. Après avoir évalué les conclusions, le ministère de la Justice a finalement décidé de ne pas engager de poursuites.

« La responsabilité de protéger les informations sensibles des forces de l’ordre incombe en grande partie aux employés du FBI qui y ont accès quotidiennement. » L’ancien directeur Comey a manqué à cette responsabilité. En ne protégeant pas les informations sensibles obtenues au cours de son emploi au FBI, et en l’utilisant pour créer une pression publique en faveur d’une action officielle, Comey a donné un exemple dangereux aux quelque 35 000 employés actuels du FBI - et aux milliers d’anciens anciens employés du FBI - qui ont également accès à des informations confidentielles. »

Rapport sur James Comey directeur du FBI by Pascal Mbongo on Scribd

Le rapport indique que l’Inspecteur général n’a trouvé aucune preuve que Comey ou ses avocats aient divulgué des informations classifiées contenues dans les mémos concernant ses conversations personnelles avec le président Trump. Cependant, il lui reproche sévèrement de prendre par devers lui les mémos et d’avoir divulgué certains de ses contenus à un ami dans le but de les divulguer aux médias et de déclencher une enquête par un procureur spécial.

« Comey avait plusieurs autres options légales à sa disposition pour plaider en faveur de la nomination d’un procureur spécial, dont il nous a dit qu’il était l’objectif de la divulgation. Ce qui n’était pas autorisé était la divulgation non autorisée de renseignements d’investigation sensibles, obtenus en tant qu’employé du FBI, afin d’atteindre le résultat souhaité personnellement. »
Les parlementaires républicains et Trump, qui ont accusé à plusieurs reprises Comey de mentir et de fuir, avaient espéré que ce rapport justifierait les affirmations de Trump selon lesquelles l’enquête sur la Russie était une chasse aux sorcières.
• Les notes de Comey concernant ses conversations privées avec Trump, comprenant notamment des informations classifiées, ont été examinées dans le cadre de l’enquête de l’ancien procureur spécial Robert Mueller sur la question de savoir si Trump faisait obstruction à la justice.
• Le Département de la Justice a fait savoir qu’il avait refusé d’accuser Comey « en partie parce qu’il ne pensait pas qu’il y avait des preuves montrant que Comey savait et voulait violer les lois sur le traitement d’informations confidentielles ».

Source : Axios

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