Négrophobie et racialisme noirs : William Hannibal (...)

Avertissement.

Livre : Blancs mais... Noirs. Le passing, une mascarade (...)

Haro sur la presse. Le précédent Theodore Roosevelt (The (...)

Livre. Ijeoma Oluo, “So You Want to Talk About Race”, Seal (...)

Haro sur la presse. Le précédent Theodore Roosevelt (The Washington Post)

Le président était furieux contre des articles de journaux « calomnieux et diffamatoires » imputant des actes répréhensibles à des hommes liés à son administration. Quelqu’un devrait poursuivre les journaux en justice pour diffamation, a-t-il suggéré. Peut-être le gouvernement fédéral lui-même devrait-il le faire.
Le président en question était Theodore Roosevelt, qui en 1908 avait cédé à une rhétorique anti-presse qui est lointainement semblable à la colère du président Trump à propos de ce qu’il appelle les médias fake news. Cette colère a pris de l’ampleur avec les enquêtes dont Trump, son avocat personnel Rudolph W. Giuliani et leurs collaborateurs font l’objet pour avoir supposément sollicité des influences étrangères dans le cadre des élections américaines.
En 1908, Roosevelt fit campagne pour que son camarade républicain William Howard Taft soit son successeur. Un mois avant le jour du scrutin, le New York World, de Joseph Pulitzer, révèle des accusations selon lesquelles un « groupe mafieux » américain aurait « réalisé d’énormes profits » grâce à l’achat par les États-Unis à la France du canal de Panama pour 40 millions de dollars. Parmi les personnes impliquées, figuraient des parents de Roosevelt et de Taft.
La veille des élections, le Indianapolis News a publié un éditorial demandant : « A qui est revenu l’argent ? ». S’en est suivie la plus grande attaque contre la presse par un président depuis que John Adams a emprisonné des journalistes en vertu des fameuses Alien and Sedition Acts, interdisant toute critique du président.
Contrairement à Trump, Roosevelt entretenait généralement des relations amicales avec la presse après que l’ancien vice-président a succédé au président William McKinley, assassiné en septembre 1901. À son retour des funérailles de McKinley, Roosevelt, âgé de 42 ans, rencontra à la Maison-Blanche des journalistes de trois grands médias. « Je vous serai accessible » pour toute information, a déclaré Roosevelt. Mais il ajouta : « Mais s’il vous vient à l’idée de dire d’où vous la tenez, je dirai que vous êtes un fichu menteur ».

Lire la suite dans le Washington Post

Mentions légales | Conception et réalisation: Lucien Castex | Plan du site | Accès restreint